Comment le retour de la Constitution a été patiemment organisé malgré le vote négatif des Français et des Néerlandais.
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Première étape : les Français n'ont rien compris |
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1 Dès le vote négatif des Français, de nombreux commentateurs (journalistes, politiques...) se sont empressés de donner leur analyse du sens de ce scrutin. Une vision qui en dit long sur leur mépris du peuple et de la démocratie. Alors que le débat référendaire avait été l'occasion d'une magnifique implication civique, on a expliqué que les Français n'avaient rien compris, que notre peuple était frileux et nationaliste, que le vote traduisait l'ignorance et la peur. Le 30 mai au matin, le problème du respect du vote des Français était déjà posé. |
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Dernière mise à jour : ( 19-10-2007 )
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Deuxième étape : Chirac ne retire pas la signature de la France |
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2 Le choc successif des non français et néerlandais venant de deux peuples fondateurs de l’Union et regroupant 80 millions d’habitants a d’abord incité les Etats à la prudence. Une période de réflexion a donc été ouverte au Conseil européen des 16/17 juin 2005. C’est à ce moment là que les dirigeants français et hollandais auraient dû soumettre au débat européen les alternatives réclamées par les votes massifs de leurs peuples contre la constitution européenne. Acquis au Oui, ces gouvernements n’en firent rien préférant le silence et l’inaction. |
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Dernière mise à jour : ( 19-10-2007 )
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Troisième étape : isolons les Français ! |
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3 Les promoteurs de la Constitution n’ont pas attendu longtemps pour se rendre compte que les gouvernements français et néerlandais ne porteraient pas le Non de leurs peuples. Et ils ont donc progressivement relancé le processus de ratification de la Constitution. En veillant bien toutefois d’en tenir les citoyens à l’écart pour éviter toute contamination populaire des non français et néerlandais. Ainsi, alors que l’Irlande, le Portugal, le Danemark et la Grande Bretagne étaient discrètement invités à suspendre les référendums qu’ils avaient prévu d’organiser, d’autres Etats étaient invités à accélérer les ratifications par voie parlementaire. Depuis le 29 mai 2005, on est ainsi passé de 10 à 18 Etats ayant ratifié la Constitution. Pour ce qui aurait dû être une pause, ce fut donc un empressement des promoteurs de la Constitution pour neutraliser toute expression populaire et imposer coût que coût le texte. Le tout dans le silence le plus total de la France, qui ne s’est même pas opposé à l’idée incroyable que les nouveaux adhérents à l’Union (Roumanie et Bulgarie) se voient contraints de ratifier d’office la Constitution européenne pour pouvoir adhérer à l’UE. Ce qui revient à faire comme si elle faisait déjà partie de « l’acquis communautaire », alors qu’elle n’a en fait aucune existence juridique dans la mesure où certains Etats ont déjà refusé sa ratification. |
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Dernière mise à jour : ( 19-10-2007 )
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Quatrième étape : un bon accord entre Sarkozy et Merkel |
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4 Pendant toute la campagne présidentielle, Sarkozy a fait mine de vouloir défendre à plusieurs reprises le « non » français. Dans le débat d’entre deux tours, il ira même jusqu’à reprocher à Ségolène Royal de vouloir ramener la Constitution européenne en proposant de consulter à nouveau les Français par référendum. A l’inverse, son « mini-traité » ratifié par le Parlement était censé tourner la page de la Constitution. Le bal des puissants de l’Europe du Oui qui s’est organisé pendant la campagne présidentielle autour de Sarkozy a montré au contraire que ce changement de forme n’était là que pour maintenir le cap du fond des politiques libérales européennes. Le traité Sarkozy s'est intégré utilement dans la stratégie de tous ceux qui veulent que l’Europe continue sur les mêmes rails. |
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Dernière mise à jour : ( 19-10-2007 )
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Cinquième étape : à nous de jouer ! |
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5 Sarkozy a prévu de faire ratifier le projet de Constitution par le Parlement. C'est tout à fait incroyable car le peuple français a voté contre le projet de Constitution européenne par référendum. Nous pouvons encore empêcher un tel déni de démocratie en nous mobilisant pour exiger que les Français, qui ont créé cette situation, aient bien le dernier mot. |
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Dernière mise à jour : ( 25-10-2007 )
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